Vercors

Combe Laval Col de la Bataille "Routes du Vertige" Plateau de la Molière Trièves - Diois 

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La Forteresse

Le massif du Vercors ressemble suivant l'imagination de chacun à un immense vaisseau échoué aux confins des Alpes ou à une forteresse imprenable, dominant la plaine du haut de ses falaises vertigineuses... 

Le massif s'étend sur 60 km de long et de 5 à 40 km de large. L'altitude moyenne est de 1200 m, on est certes dans le sud-est de la France, mais il fait vite frais, surtout le soir, quand il a plu toute la journée et que ça commence à tenir... Quoi, quoi, qu'est-ce que c'est qui commence à tenir ? Ben la neige, pardi, sur la route ! 

Mont Aiguille et Falaises du Vercors

Meuh non, je veux pas vous décourager, puisqu'on vous dit que l'été, il n'y a que là qu'il fait bon respirer et échapper aux 35°C de la plaine. Mais pensez qu'au joli moi de Mai, la température peut parfois atteindre des précipices de 10-12°C, et pas que sous les sapins, et pas que le matin à 8h00 à l'ombre, et que ça fait un peu frais quand on passe... 

Les falaises les plus hautes sont à l'Est, côté Trièves (et plus globalement côté Alpes), et là deux routes seulement permettent d'accéder au plateau côté Est soit par Seyssinet, soit plus au sud, à l'extrémité du massif, par le col de Menée. Sinon sur environ 50 km, pas une route pour monter à l'abordage !! Toute cette barrière rocheuse reste à une altitude égale environ à 2000 m, le point culminant étant le Grand Veymont 2341 m. 

Cliché de M. GIDON

Au nord du massif, une proue haute de 1400 mètres domine la plaine de l'Isère ; la route des gorges d'Engins, au départ de Sassenage permet de rejoindre Lans en Vercors. Enfin côté Ouest, les falaises sont parfois moins hautes, l'impression de barrière infranchissable est moins nette suivant les endroits que du côté Trièves, car la partie falaise "pure" est plus discontinue, mais seules quelques routes impressionnantes permettent d'accéder à l'intérieur du massif. Ces routes ne furent d'ailleurs construites qu'à la fin du 19ème siècle, et dans quelles conditions ! Je vous raconte tout ça en détail un peu plus loin ... Donc avant 1845 le Vercors était très isolé et les conditions de vie très difficiles, car on ne pouvait y circuler qu'à pied ou à cheval. 

Le cœur du massif lui, est un immense plateau de prairies, de forêts et de cultures, coupé par des gorges profondes. C'est souvent bucolique à souhait, un paysage de moyenne montagne qui étonne après une montée au creux de la roche. Les forêts sont aussi très présentes, deux tiers de sa surface sont couverts de conifères ou de feuillus comme dans la région des Coulmes. Et au dessus de tout cela, en vigie, un sanctuaire de pierres et de pins à crochets, de l'herbe, des rocs, des pins rabougris, des champs de pierres encore, des creux comme des trous de bombe... ce sont les Hauts Plateaux, réserve naturelle réservée au règne animal, végétal et minéral... L'homme n'y est que toléré, du moment qu'il vient sur ses deux pattes... donc si vous voulez y faire un tour, faudra quitter votre monture...

Mais pour les impénitents, rassurez-vous il y a quand même de bien jolies routes, assez pour jouer quelques heures par jour, et entre les heures, d'autres heures pour cueillir des framboises, visiter quelques grottes, faire une petite sieste au creux des pelouses (clairière), regarder, sentir, surprendre un chevreuil au détour d'un virage... les vacances, quoi !

Camp de base

Pour toutes les balades, le point de départ est fixé à Villard de Lans. C'est la "ville" la plus importante du plateau, et la plus animée, avec ses terrasses de bar autour de la place, ses commerces, etc... Pas la plus centrale, mais assez bien placée pour permettre des balades en trèfle sans trop recouper ses traces. Et pour permettre aussi, après une bonne balade, de sortir un peu le soir faire la fête, ou siroter un petit café en terrasse... suivant les envies de chacun...

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Villard, c'est le "coin" moto des WE ensoleillés

Accès au camp de base...

Pour ceux qui viennent de loin, la route la plus sympa à mon goût est la montée par St Nizier du Moucherotte. Dans Grenoble, suivre la direction Seyssinet - Villard de Lans (il y a une sortie sur l'autoroute). Après avoir traversé les dernières maisons de Seyssinet, quelques lacets et on domine Grenoble avec vue panoramique sur la chaîne de Belledonne ! La route est large, il y a de beaux petits virages,  lignes droites, enfilades, bref "la montée de St Nizier", c'est quelque chose de sympa en moto, c'est sûr. Et puis il y a la route de St Nizier à Lans en Vercors, qui est aussi bien sympa, à la fois pour la conduite, et pour le paysage, car on alterne passages en forêt et passages dégagés sur le plateau. Donc jolie route, jolie route...

L'autre possibilité est la montée depuis Sassenage, on domine moins la ville, mais la route est belle aussi, lacets, virages, beau goudron. Le passage dans les gorges d'Engins, juste avant de déboucher sur le plateau à Lans en Vercors est aussi assez particulier. 

Dans tous les cas, étant donné que ce sont les deux seules voies d'accès depuis Grenoble, vous vous doutez que suivant l'heure, la saison et l'âge du capitaine, vous ne serez pas tous seuls au monde !! Le dimanche, en fin d'après-midi, c'est un flot incessant de voitures qui rentrent de la promenade dominicale...

Hébergement

Vous trouverez dans la partie "Chambres d'hôtes" et "Gîtes d'étape" les infos sur des hébergements à Villard ou dans des villages proches. Je donne aussi des adresses de sites consacrés au Vercors.

Désenclavement

La construction des routes au 19ème siècle

 Au début du XIX siècle, 5000 personnes habitaient sur le Vercors central. Sur le plateau, à cette époque on ne pouvait circuler qu'à pied ou à cheval, il n'existait pas de chemins praticables pour des attelages. L'économie locale se résumait à l'agriculture traditionnelle et au bûcheronnage. Très vite s'est fait ressentir le besoin de communication avec l'extérieur du massif. La construction des routes permettant cet accès a nécessité un siècle de travail !

Route de Combe Laval

Les Grands Goulets

Jusqu'au début du XIX (1828), le Vercors central était relié au Royans par le sentier muletier de l' Allier. Après maintes études et réflexions, le 25 septembre 1843 les travaux des Goulets ont commencé.

Il aura fallu 8 ans pour que les Grands et les Petits Goulets soient ouvert à la circulation. Mais pour l'accès aux véhicules il a fallu attendre encore 3 ans.

Les Gorges de la Bourne

Elle est née de la volonté de relier Pont-en-Royans à Villard de Lans. Les travaux dans les gorges ont débuté  en 1861. Il a fallu attendre 10 ans pour que l'arche du pont de Goule-Noire soit décintrée.

Mais avec l'augmentation de la circulation de nouveaux besoins sont apparus au cours du XX siècle. En 1872 les Goulets ont été élargis, Combe Laval a dû attendre 1938. En 1913 un service de transport de passagers fut mis en place entre St Eulalie et La Chapelle. En 1920, la voie de tram reliant Grenoble à Villard de Lans est ouverte (elle fermera par la suite).

" Les percées ont été exécutées au moyen de deux ateliers allant à la rencontre l'un de l'autre ; mais ici, pour faire communiquer les ateliers entre eux, on construisit, au moyen de barres fixées horizontalement dans le rocher, des espèces de pont volant de très légère apparence qui rendirent de grands services, parce qu'en permettant de contourner les parties où l'on devait pratiquer des galeries on put multiplier les ateliers et les faire marcher à la rencontre les uns des autres " sans recourir aux moyens de suspension dangereux pour les ouvriers ". 

Un certain nombre de points ont dû être attaqué cependant par un seul ouvrier suspendu à l'extrémité d'une longue corde amarrée sur la montagne. Ainsi, suspendu, l'ouvrier commençait par faire une mine et, après y avoir mis le feu, il s'élevait sur la corde à une certaine hauteur pour se mettre hors d'atteinte des effets de l'explosion. Il recommençait ensuite autant de fois que cela était nécessaire pour se faire une petite place, après quoi, il cessait de rester suspendu et il continuait jusqu'à ce que la brèche fût assez grande pour y loger plusieurs ouvriers. Les hardis mineurs qui préparaient ainsi les chantiers avaient acquis tellement l'habitude de ce genre de travail que sur la fin ils ne prenaient même plus la peine de remonter la corde après avoir mis le feu à la mèche: ils se contentaient de donner un coup de pied au rocher et l'élan qu'ils prenaient ainsi les éloignait suffisamment du lieu de l'explosion pour être hors d'atteinte de ces effets.

Texte recueilli dans le site http://www.planete-vercors.com

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