Izoard, Cayolle and Co

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C'est-y par où qu'on passe ?

Depuis Grenoble, le plus logique pour gagner les Alpes du Sud, ce serait évidemment de prendre la direction de Bourg d'Oisans, la Grave, le col du Lautaret. C'est une jolie route, très typique des vallées alpines, et puis on passe au pied de la Meije : la vue sur les glaciers est magnifique !!

Je recommande tout particulièrement aux motards lointains de passer par cet itinéraire : il est décrit dans la partie "Itinéraire bis". 

Suivant la saison il faudra même passer obligatoirement par là, le col du Galibier 2646 m pouvant être fermé tard en saison (parfois jusqu'en mai, juin).

Mais bon, on va prendre un autre chemin pour commencer la balade...

1er jour,  direction Queyras

Comme la route du col du Lautaret c'est un trajet qu'on connaît bien, on a voulu varier un peu. Et puis on part de Voiron, qui est comme chacun sait, au nord de Grenoble. Donc direction Chambéry. Là pas de panique, vous pouvez digérer tranquillement le petit déjeuner, il y a rien à voir, il faut attendre que ça passe... A Chambéry, on prend l'autoroute direction St Jean de Maurienne, Turin - ceux qui sont allergiques à l'autoroute feront le même trajet par la nationale qui est parallèle à l'autoroute. 

Disons que nous sommes un peu pressés d'arriver là où ça commence à devenir intéressant : la montée vers le col du Télégraphe, premier col du WE : meije.jpg (56087 octets) il y a quelques petits lacets sympathiques et la vue sur la vallée est assez superbe. Une fois passé le col, on redescend vers Valloire, station sympa, idéale pour la pause café. Bon j'espère que le temps est favorable parce que le Galibier nous attend, et que chacun pourra s'en donner à coeur joie suivant ses préférences : regarder le panorama au fur et à mesure de la montée ou bien la trajectoire la plus indiquée... il est déconseillé de vouloir faire les deux en même temps. Attention cependant, c'est une route de montagne, donc gravillons laissés par le sablage d'hiver, névés qui fondent et rendent le goudron hyper glissant en sortie de virage, conducteurs du dimanche accrochés à leur volant à 10 km, etc... Arrêt au col, panorama superbe sur les glaciers des Écrins et la vallée de Briançon, et au nord, les aiguilles d'Arves, le mont Thabor !

La descente commence par quelques petites épingles sympathiques, puis ça se calme, et si vous passez au tout début de l'été, vous aurez peut-être la chance de voir des colonies de marmottes galoper dans les pentes : elles viennent de sortir de leur gentille hibernation et elles sont un peu fofolles à cette période là ! 

Après le Lautaret, on descend doucement vers Briançon, la route est large et agréable, on peut admirer tout à loisir le massif des Écrins. Une des caractéristiques des Alpes du Sud, c'est la présence des mélèzes, un des rares conifères à perdre toutes ses aiguilles. Donc au printemps vous aurez droit aux pousses vert tendre, et en automne les pentes sont badigeonnées de jaune et de roux : de quoi faire perdre patience aux motards non photographes, car les arrêts photos risquent de faire chuter la moyenne... (ça fait pas mal, meuh non) ! 

Briançon "mérite une visite" pour ceux qui ne connaissent pas. Bon c'est pas très grand, du moins la Ville Haute, et un peu encombré l'été... mais il y a des bars pour attendre que les amateurs de vieilles pierres aient fini leur visite... 

Dès la sortie de Briançon commence la montée au col de l'Izoard, l'un des plus beaux cols des Alpes du Sud (les autres étant la Cayolle pour le paysage et la Bonnette pour l'altitude ! C'est notre avis mais bon...) par une petite route en corniche dans des gorges puis l'horizon s'élargit et on continue la montée dans le vallon de l'Izoard. La route se rétrécit à nouveau pourCol de l'Izoard aborder quelques jolis lacets dans une forêt de mélèze, bref une route comme on les aime. Nous y sommes passés en juin 2001, les 2/3 de la montée avaient été refaits, superbe goudron et route élargie. 200 mètres environ étaient en travaux "hard", le reste (début de la montée) reste très bosselé et plus étroit. La forêt se termine quelques kilomètres avant le col, 2360 m. Encore une fois, arrêtez-vous, le panorama est - je sais je me répète, mais bon - superbe ! Parfois on ne s'attarde pas, les cols étant par définition des passages d'une vallée à l'autre, le vent aime bien passer d'une vallée à l'autre, mais si le soleil est de la partie, prenez le temps de monter jusqu'à la table d'orientation ... Peu après le début de la descente on aborde le paysage le plus fantastiquement lunaire que je connaisse, la Casse Déserte. Les pentes ne sont que des éboulis monstrueux, quelques mélèzes émergent de ce monde minéral ainsi que des roches déchiquetées : ça doit être superbe une nuit de pleine lune, mais j'avoue, on n'a jamais essayé... La route jusqu'à Arvieux par contre n'est pas terrible, creux et bosses au programme ... 

Après Arvieux, au lieu de continuer vers Guillestre, on prend la direction de Château-Queyras pour arriver jusqu'à notre 1ère étape.

Château Queyras

Photographie de M. Michel Hérin
Vous pouvez aller consulter son site sur le Queyras :
http://perso.infonie.fr/herin/
Étape au gîte d'étape Les Astragales, à Ville-Vieille

    Autres adresses de chambres d'hôtes et de gîtes d'étape

Si vous avez un peu de temps devant vous, ou que vous ayez la chance de faire cette balade au doux mois de juin, avec des jours longs et cléments (hum, hum !!), allez visiter St Véran, le plus haut village d'Europe, ce n'est qu'à 12 km et ce serait bête de le manquer. Ou passez-y demain avant de partir...

Une autre balade très sympa, monter jusqu'au Sommet Bucher (11 km), petite route en lacets entre les pins et les mélèzes jusqu'à une table d'orientation, vue panoramique sur les Alpes italiennes et françaises.

Et si vous sentez comme un flottement parmi les participants à l'idée de faire quelques kilomètres supplémentaires, allez donc visiter le Fort Queyras... à pied !

2ème jour, cols de Vars et d'Allos

On quitte donc Château-Queyras pour suivre la rivière du Guil, la route est taillée à mi-pente dans le défilé, puis la vallée s'agrandit jusqu'à la Maison du Roy avant de se refermer à nouveau (tunnels) puis on débouche à Guillestre.

Direction le col de Vars, c'est une montée assez sympa, quelques lacets pour s'échauffer, le goudron est impeccable, puis la route suit le vallon, l'herbe est rase, ça sent l'alpage !  Le paysage est vraiment superbe, des petits mamelons se succèdent, on n'aurait qu'une envie s'allonger dans les prés et regarder passer les vaches, mais il fait peut-être un peu frais (2111 m)... descente un peu tourmentée niveau revêtement, puis on gagne tranquillement la vallée de l'Ubaye. Changement de décor, la vallée et les vergers nous font oublier la fraîcheur de l'altitude, ça sent la Provence. Barcelonnette est une petite ville bien agréable, l'occasion de faire une pause bar sur la place Manuel, le centre animé de la ville. 
Si vous allez vous balader un peu dans la ville, allez voir la Sapinière, une villa des "Mexicains" où se trouve la Maison du Parc du Mercantour (Les "Mexicains" sont des habitants de la vallée qui sont allés faire fortune au Mexique au 19ème siècle et ont fait construire de luxueuses villas à leur retour).

Bon c'est pas tout, mais on a encore un petit col au programme, le col d'Allos (2240 m). En partant de Barcelonnette, on va longer un moment les gorges du Bachelard (c'est par là qu'on va revenir demain !!), puis s'éloigne dans le vallon des Agneliers avant de revenir à nouveau surplomber les gorges. Passage au col, avec vue sur le massif des Ecrins, et la descente vers Allos débute par quelques lacets, puis la route taillée dans des roches noires est assez sinueuse. A partir d'Allos, la route est plus large et descend doucement jusqu'à Colmar.

Colmar

Comme vous l'auriez certainement deviné en arrivant, Colmar est encore une place forte signée Vauban, ceinturée de rempart et protégée par deux forts de part et d'autre. Si vous avez du temps, allez vous balader dans la vieille ville et le Fort de Savoie...

Après Colmar, la route la plus "directe" jusqu'à Entrevaux où nous faisons étape est de suivre la vallée du Verdon jusqu'au Pont de Villaron, puis la route monte en corniche au-dessus de la vallée jusqu'au col de Colle St Michel, jolie petite route sympa, petits virages (et un gîte d'étape - auberge très sympa au col !). Vous pourrez peut-être croiser en descendant vers Entrevaux le train Digne-Nice qui essaie péniblement (la voie fait presque une épingle complète au-dessus du Fugeret !) de se frayer un passage. Puis on arrive à Annot, et à la civilisée nationale N202 que l'on suit jusqu'à Entrevaux.

Étape en chambres d'hôtes à Entrevaux, "La Sibérie". Je n'ai pas trouvé beaucoup de choix d'hébergements judicieusement placés dans la région...

    Adresse d'un gîte d'étape

Pour ceux qui ne seraient pas rassasiés par les virages et les montées z'et descentes, je vous propose une autre possibilité pour rallier Entrevaux, qui permet de visiter les gorges de Daluis. A voir dans "Itinéraire bis".

3ème jour, clues, gorges, col...

Donc pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, une clue c'est le passage creusé dans la montagne par une petite rivière, c'est un canyon très très étroit. Attention, les routes qui y mènent sont aussi très très étroites (entre St Auban et Sigale), à flanc de montagne et sinueuses, gravillons, peu de visibilité. Pas question de rouler bien vite, et on a vraiment l'impression d'être perdus au bout du monde...

En partant d'Entrevaux, on va d'abord passer la clue de St Auban, la route passe en corniche à l'intérieur du canyon, c'est la seule qui "traverse" directement la clue. clue_aiglun.jpg (88772 octets)Après St Auban, à partir de l'embranchement pour le col de Bleine (éventuellement AR jusqu'au col pour le panorama), la route devient de plus en plus étroite. On découvre la clue d'Aiglun au sortir d'un virage, la montagne semble coupée en deux, et un petit pont surplombe la rivière, la route est taillée dans la falaise sur quelques centaines de mètres, et monte ensuite jusqu'au petit village d'Aiglun. Après Sigale, ancien village médiéval fortifié  (très belles maisons gothiques, porches et passages voûtés du Moyen-Age), on passe devant la clue du Riolan, autre brèche taillée dans la montagne (parcours de canyoning réputé, pour ceux que ça intéresse !).

Gorges du CiansAprès une montée, on arrive sur une sorte de plateau suspendu, prairies douces qui surprennent après l'aridité du parcours antérieur, et on rejoint Puget-Théniers par une longue descente sinueuse et, pour changer, pas en très bon état !  On suit la nationale pour quelques kilomètres avant de pénétrer dans les gorges du Cians, Le Cians prend sa source au pied du mont Mounier (2 817 mètres). Petit torrent impétueux à ses débuts, il dévale plus de 1 600 mètres sur vingt-cinq kilomètres. L'eau a taillé de profondes gorges dans les schistes rouges : fissures étroites et profondes, cascades, parois verticales. Les gorges inférieures sont moins surprenantes. Puis, après plusieurs lacets au beau goudron tout neuf, on entre dans la partie la plus spectaculaire. Partout, le rouge vif de la roche tranche avec le vert de la végétation. La route tantôt domine, tantôt suit le lit de la rivière. L'ancienne route a été aménagée au passage des deux Clues, et l'on peut aller se balader à pied, mais les parties les plus sympas et impressionnantes -  à mon goût - se situent avant les Clues. 

Si on veut tester ses capacités dans une série d'épingles sur petite route étroite, on peut éventuellement prendre à droite la route qui monte à Lieuche pour découvrir le minuscule village montagnard, perché sur un site impressionnant et d'où on a une vue sur l'enfilade des gorges (la route ne va pas plus loin que le village - à faire si vous n'êtes pas pressés).
Les voisines gorges de Daluis sont aussi très très belles, si ce n'est plus que les gorges du Cians - éventuellement changez les itinéraires du 2ème et 3ème jours pour ceux de l'itinéraire bis !

En sortant des gorges, on  découvre alors à Beuil (petit resto dans le village), accroché au flanc de la montagne. Route sans histoire jusqu'à Valberg, station de ski entourée de prairies et de forêts de mélèze, c'est un coin sympa pour une halte, vous trouverez sans problème un bar au soleil (s'il fait soleil, gnak, gnak !). Puis on redescend vers Guillaumes, avant d'entamer la montée vers le col de la Cayolle (2326 m). A mon humble avis, c'est l'un des plus beau col des Alpes du Sud, au niveau paysage, panorama, ambiance. La route est dans un état moyen, mais pas trop destroy, on grimpe le long du Var, quelques lacets au-dessus d'Entraunes dans un décor gris, des cascades, puis on atteint un vallon verdoyant où nait le Var, avant les derniers lacets entre des mélèzes, comme on les aime à l'arrivée d'un col...  Paysage de prairies et de quelques pins et mélèzes clairsemés dans des pentes caillouteuses : c'est ça les Alpes du Sud, arides et lumineuses !

Les premiers kilomètres de la descente sont aussi très beau, mélèzes, prairies, marmottes !!, le goudron est là impeccable (gîte d'étape qui fait bar au pied de la descente), puis on suit le fond des gorges du Bachelard, superbes, petite route viroleuse presque jusqu'à Barcelonnette ! Je vous le dis, un must !!
Étape en chambres d'hôtes à Barcelonnette
ou pour la première fois dans le site (!!) des adresses d'hôtels, mais bon, ils ont parfois des tarifs intéressants et des côtés sympathiques... les adresses seront données dans la rubrique "Chambres d'hôtes"
par contre je n'ai pas trouvé de gîtes d'étape avec un air sympa... à suivre

   

4ème jour, retour par le Dévoluy

C'est un retour tranquille, environ 200 km, donc si vous n'avez pas pris le temps de visiter Barcelonnette à l'aller, vous pouvez flâner un peu.

Au départ de Barcelonnette, nous suivons la vallée de l'Ubaye jusqu'au Lac de Serre-Ponçon, qui un des plus grands lac de retenue d'Europe (20 km de long, jusqu'à 3 km de large). 
Si vous voulez en profiter pour faire le tour du lac, comptez au moins 1h pour aller du Lauzet à Espinasse en passant par Savines (50 km). 

Après Espinasse, on suit à présent la Durance jusqu'à Tallard, où l'on va prendre quelques petites routes qui nous permettront de rejoindre le Dévoluy et d'éviter la ville de Gap parfois un peu "encombrée".

Une autre excursion intéressante est de monter voir les "Demoiselles Coiffées de Théus", (appelées aussi cheminées de fées) pour les amateurs de curiosités géologiques. La route est bien raide (18% !) et vous pouvez aller jusqu'au bout (relais de télé) : vue panoramique sur le lac  (environ 24 km AR)
N'oubliez pas de regarder l'heure, on n'a pas encore bien avancé et au bout de 3 jours de petits virages et montées-descentes, certains pourront trouver que ça commence à bien faire...

Donc après Tallard petites routes jusqu'à la "grand route" qui relie Gap à Veyne, et au bout de la grande ligne droite on s'échappe vers Montmaur et le col du Festre (direction générale Super Dévoluy). La route suit la vallée du Béoux, une vallée typique de la région, un immense lit de galets et de roches, où coule un tout petit bout de torrent, on imagine pas que ça puisse un jour se remplir ! Quelques lacets et puis on arrive au col : de là-haut (1441 m quand même !) on a une vue panoramique sur le Trièves, le Dévoluy et la montagne d'Aurouze à l'est. Pour s'imprégner encore un peu plus de l'atmosphère très spéciale des paysages du Dévoluy, on va faire un petit crochet via le col de Rioupes, la route est toujours très bonne, large et joli goudron. On peut profiter tout au long du paysage, la vue sur un vaste cirque de montagnes, dont l'Obiou, est superbe. Avant de tourner vers St Disdier, jeter un coup d'oeil au défilé des Etroits : la Souloise a taillé une profonde gorge dans la roche, parfois très étroite, on peut même si on est équipés, aller faire un petit tour de Via Ferrata ! Après St Disdier on traverse un autre défilé (défilé de la Souloise)., puis la route devient plus étroite, et monte doucement sous le couvert des pins , cette partie est très sympa, assez encaissée, petits enchaînements de virages avec des petits coups d'oeil entre les pins vers les montagnes ou les barres rocheuses qui surplombe la gorge. Attention parfois des pierres ont roulé au milieu de la route... L'arrivée sur le plateau de Pellafol est toujours un moment un peu insolite, on a l'impression d'émerger à l'air libre... c'est vraiment un coin très surprenant !

Avant d'arriver à Corps, on passe sur le Barrage du Sautet, là aussi, la gorge obturée par le barrage est assez sombre et impressionnante ; si vous voulez, vous pouvez essayer le saut à l'élastique pour aller voir le fond de plus près...

Si vous avez été un peu "rapides" sur la route et que vous avez décidé de fêter ce dernier jour de balade par un bon repas, je vous conseille le restaurant Hôtel de la Poste à Corps : prévoyez simplement deux bonnes heures pour manger et une autre pour digérer dans un pré et surtout n'espérez pas trouver une table un WE si vous ne téléphonez pas pour réserver... (04.76.30.00.03 - menu entre 110 et 265 F)

Sinon il y a pas mal de petits restos à Corps, car c'est très touristique et proche de La Salette, haut lieu de pèlerinage...

Après la digestion, une belle route pour aller jusqu'à Grenoble, quelques jolies enfilades, des lacets, un beau goudron (sauf un endroit un peu défoncé), ça monte et ça descend, on a une vue assez superbe sur la fin du Dévoluy puis le Vercors, car la route est à flanc de montagne la plupart du temps, que demander de plus. Elle porte même un nom : "La route Napoléon", car notre petit Corse l'avait suivie pour remonter vers Paris pendant les 100 jours. 

Après quelques virages en lacets intéressants, on traversera La Mure, où un ancien bassin houiller était encore en activité il y a peu. En prenant d'ailleurs la route de la Motte d'Aveillans, on va longer d'anciens bâtiments d'exploitation, c'est un peu sinistre et désolé, la fin d'une époque, vraiment. La route encore est à flanc, joli goudron encore et joli tracé, ce qui permet d'admirer le Vercors, et de découvrir la ville de Grenoble au loin, cernée de montagnes. Même quand on habite dans le coin, ça fait toujours quelque chose... et oui ! C'est beau ! 

Et puis on rejoint la vallée de la Romanche, le flot des retours de balades en Oisans ou dans les Ecrins, autant vous le dire, fini de s'amuser le nez au vent, ça sent la concentration automobilesque des fin des de WE ... c'est bien la fin, nationale, voie rapide, autoroute, on rentre. Point. 

Fin de l'épisode...

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